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I-a - Actualités.
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(Dernière mise à jour : 12/07/2001)

Cette page est une suite d'infos sur l'actualité récente au Pérou :

  1. Les Péruviens aux urnes - (02/06/2001)
  2. Toledo : élu président - (02/06/2001)
  3. Temblores - Tremblement de terre - (12/07/2001)
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Les Péruviens aux urnes pour élire le successeur de Fujimori

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LIMA, 2 juin (AFP) - Près de quinze millions de Péruviens éliront dimanche leur nouveau président pour cinq ans lors d'un scrutin qui s'annonce serré, le candidat centriste Alejandro Toledo étant cependant mieux placé, selon les derniers sondages, pour l'emporter face au social-démocrate Alan Garcia.

Ce scrutin présidentiel, le quatrième au Pérou en l'espace d'un peu plus d'un an, devrait mettre un terme à la crise déclenchée en septembre 2000 par un scandale impliquant Vladimiro Montesinos, le principal conseiller du président Alberto Fujimori.

Ce scandale, ayant révélé en plein jour la corruption généralisée du régime, avait entraîné la destitution du chef de l'Etat par le Congrés, cinq mois après sa réelection contestée pour un troisième mandat.

Principal artisan de la chute de Fujimori, l'économiste d'origine quechua Alejandro Toledo, 55 ans, est crédité, selon les dernières enquêtes d'opinion, d'une avance de 3 à 9 % sur l'ex-président Alan Garcia, un avocat de 52 ans, revenu au Pérou en janvier dernier, après neuf années d'exil.

Tous les sondages ont cependant révélé une progression constante, ces deux dernières semaines, des intentions de vote en faveur de l'ancien président, dont le charisme s'est révèle redoutable pour son rival, malgré les erreurs qu'il a commis alors qu'il était au pouvoir de 1985 à 1990.

Lors du premier tour, le 8 avril, Alejandro Toledo, leader du mouvement Pérou Possible, regroupant des personnalités de tendances centriste et libérale, avait obtenu 36,51% des voix, contre 25,78% à Alan Garcia, leader de l'Association pour la révolution en Amérique latine (APRA, social-démocrate).

Marquée au début par de vives attaques personnelles sur leur vie privée et un déballage d'accusations réciproques, la campagne électorale s'est assagie dans les derniers jours, prenant une tonalité plus politique.

Les deux candidats ont développé des thèmes similaires, insistant sur la nécessité de consolider la démocratie, d'assainir les institutions de l'Etat discréditées par la corruption du régime déchu, et de réactiver l'économie, en stimulant l'emploi et en attirant les investissements étrangers.

Alejandro Toledo a surtout souligné qu'il était le candidat du changement face à son adversaire. Alan Garcia a pour sa part mis en avant son expérience du pouvoir, tout en affirmant qu'il ne renouvellerait pas les erreurs réalisées sous sa présidence.

Les deux prétendants à la magistrature suprême se sont engagés à placer l'intérêt national au dessus de leurs rivalités, afin d'assurer la stabilité politique et la démocratie au Pérou, Alan Garcia allant même jusqu'à prôner la formation d'un gouvernement d'unité nationale à l'issue du scrutin.

Le vainqueur du second tour accédera le 28 juillet prochain à la magistrature suprême, qui est assurée à titre transitoire, depuis le 22 novembre, par le président du Congrés, Valentin Paniagua.

Quelque 145.000 hommes des forces armées et de la police ont été mobilisés sur l'ensemble du pays pour faire en sorte que le scrutin se déroule sans incident. Un contingent de 200 policiers anti-terroristes a été dépêché dans la région amazonienne (est) où opèrent toujours des guérilleros du Sentier Lumineux (SL, maoïste).

Cette organisation subversive, à l'origine d'une véritable guerre civile ayant fait quelque 30.000 morts dans les années 80, a lancé un appel au boycottage de l'élection, comme elle l'avait déjà fait, mais sans succés, pour le premier tour.

Site Yahoo pour en savoir un peu plus

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Elu président Toledo salue le triomphe de la démocratie au Pérou

par Jude Webber
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LIMA 02/06 23h00 (Reuters) - Le centriste Alejandro Toledo a qualifié de "triomphe de la démocratie" sa victoire de dimanche à l'élection présidentielle au Pérou devant son rival de gauche, l'ancien président Alan Garcia.

Selon les derniers résultats officiels, après dépouillement de 73,69% des bulletins, Toledo l'emportait d'une assez courte tête avec 51,83% des voix contre 48,17% pour Alan Garcia.

"Mes frères et mes soeurs. L'avenir commence aujourd'hui. Nous célébrons le triomphe de la démocratie", a déclaré depuis un balcon le nouveau président devant des milliers de partisans venus l'acclamer aux cris de "longue vie au président", alors que des feux d'artifice éclairaient le ciel de Lima.

"Je veux que vous sachiez que vous avez devant vous un soldat de la démocratie qui veut gouverner avec vous, a-t-il poursuivi. "Nous avons vous et moi un rêve commun, celui de transformer le Pérou en pays moderne."

Agé de 55 ans, Toledo, ancien économiste à la Banque mondiale, a promis de créer un million d'emplois dans le pays, où plus de la moitié des 26 millions d'habitants vit sous le seuil de pauvreté.

"Je veux être le président de tous les Péruviens, a-t-il affirmé.

"Nous sommes aux anges parce que c'est un vrai Péruvien qui a gagné. Nous lui faisons confiance parce que nous en avons assez des promesses", a déclaré un homme de 50 ans, Luis Rodriguez, alors que des partisans de Toledo brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Merci Pérou."

Alan Garcia a reconnu sa défaite dès la publication des premiers résultats, et a promis au vainqueur d'être loyal et obligeant.

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Garcia salue le vainqueur

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"Je pense que le moment est venu d'adresser mes félicitations à M.Toledo pour sa victoire", a déclaré à la presse d'une voix calme Alan Garcia, son épouse à ses côtés.

"Il trouvera en ma personne un collaborateur loyal pour participer à la construction économique, sociale et institutionnelle de notre pays", a-t-il ajouté. "J'accorderai toute mon aide."

Interrogé par la chaîne de télévision Canal N, l'écrivain Mario Vargas Llosa a évoqué une "victoire symbolique."

"C'est un bon commencement pour la reconstruction de la démocratie après les ruines laissées par les régimes de Fujimori et de Montesinos", a-t-il dit, faisant référence à l'ancien président déchu et à son chef des services secrets, à l'origine d'un scandale politique sans précédent.

Toledo s'était présenté contre Fujimori l'an dernier à la présidentielle, mais le scrutin avait été entaché de fraude, selon des observateurs.

Toledo aura fort à faire pour tenir ses promesses électorales et se construire une stature d'homme d'Etat. Son image a été ternie durant la campagne par diverses accusations concernant sa vie privée. On lui a reproché d'avoir consommé de la cocaïne et de ne pas vouloir reconnaître la paternité d'une enfant illégitime de 13 ans.

Président du Pérou entre 1985 et 1990, Alan Garcia a fait de son côté tout son possible pour faire oublier les erreurs de ses années de pouvoir, marquées par l'hyperinflation, la violence du Sentier lumineux et la corruption.

"Il y a quatre mois, Alan Garcia était le paria de la vie politique péruvienne", a déclaré l'analyste politique Augusto Alvarez. "Aujourd'hui, il dirige l'opposition et joue un rôle central."

Pour Vargas Llosa, le président va devoir se mettre au travail "dès demain" pour faire revivre un pays "à moitié mort."

Site Yahoo pour en savoir un peu plus

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Tremblement de terre

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24/06/2001 - 14:06

Le séisme, qui a mesuré 6,9 sur l'échelle ouverte de Richter selon les premières estimations du Centre d'information géologique américain (USGS), a frappé une vaste région s'étendant du sud du Pérou à l'ouest de la Bolivie et au nord du Chili.

La totalité des victimes se concentre dans une région qui s'étend d'Aréquipa, la 2ème ville du Pérou, classée "patrimoine de l'Humanité" par l'UNESCO, à la frontière chilienne, sur la frange littorale de l'océan Pacifique. Les victimes d'Aréquipa ont péri ensevelies dans les décombres de leurs maisons qui se sont effondrées et de nombreux monuments historiques, dont la cathédrale de l'époque coloniale, ont été fortement endommagés.

Le séisme a par ailleurs fortement secoué la capitale bolivienne, La Paz, située dans l'ouest du pays, où les tremblements de terre sont exceptionnels. Sous l'effet de la surprise, les habitants sont sortis affolés dans les rues. Selon une radio bolivienne, Radio Fides, le séisme a aussi été violemment ressenti dans la ville de Cochambaba, à environ 200 kilomètres à l'est de La Paz. Les médias boliviens n'ont pas fait état de victimes ou de dégâts.

Au nord du Chili, les autorités de la ville d'Arica (1650 km au nord de Santiago), sur la côte pacifique, limitrophe du Pérou, n'ont signalé que des dégâts matériels surtout localisés dans le centre historique.
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